« Le temps c’est de l’argent » dit-on et pourtant, il est plus précieux que l’argent (on dépense aujourd’hui des fortunes dans le Botox pour tenter de le garder) .De manière plus prosaïque et pragmatique, on ne peut ni l’économiser ni le capitaliser. Alors, qu’en fait-on ? On s’organise et pour cela faut-il encore savoir comment s’y prendre.Apres avoir tapé « gestion du temps et management » sous un certain moteur de recherche que je ne citerai pas ;-), il n’y a pas de doute : c’est une question importante, tellement importante que le net fourmille d’offres de formation sur ce domaine.
La règle première semble être prévoir, hiérarchiser et planifier. Utilisons donc la méthode d’Eisenhower pour organiser l’ensemble des taches que nous avons prévus : Urgent et important, urgent et non important, important et non urgent et enfin non important et non urgent. Ces dernières taches, il faut les déléguer. De la vous pourrez en déduire vos priorités et planifier chacune des taches avec le temps nécessaire ou disponible. J.L. Muller co-auteur de « les stratégies du temps, halte à la tyrannie de l’horloge » préconise d’intégrer 30% d’imprévu par semaine…Dites donc, c’est presque 1/3 de votre temps !
Et bien ces 30%, aujourd’hui ils sont plus que remplis. Combien de fois avez-vous entendu dire que le dossier urgent était pour hier ? Souvent malheureusement.
Les nouvelles technologies nous pressent. Nous devons être joignable 24/24, jamais faire taire son téléphone portable et répondre à ses emails maintes fois par jour pour ne pas paraître … lent et non productif. Nous sommes entrée dans le culte de l’urgence. En réponse, j’aimerai citer Christophe Roux Dufort, professeur de management stratégique à l’EM de Lyon ‘il faudrait bien la vivre, mais personne n’est bien avec l’urgence’. Elle use ainsi les gens de manière exagérée. Pas pour autant, l’urgence doit être retirée du management, elle a un rôle important dans le processus de chalenge. L’urgence est même un type de management aujourd’hui : on donne des dates butoirs intenables pour travailler plus vite.
L’urgence peut être ainsi psychologique, entretenue par le management mais aussi réelle. Dans ce dernier cas, elle devient alors le symptôme d’une organisation déficiente. Lorsque le temps est subi, plutôt que maîtrisé, il crée des tensions et des insatisfactions. ‘J ai perdu mon temps’ est l’expression qui le traduit fort bien.
Afin d’appliquer cette règle première citée ci-dessus, il est primordial de prendre du recul sur la masse de travail à faire et prendre son temps pour s’organiser. Sans réflexion, l’organisation ne pourra être propre et donc à terme, être appliquée. Prenons donc notre temps pour nous organiser et sachons que se concentrer sur un seul dossier à la fois permet en règle générale de le finir plus rapidement. La quantité de temps amenée à un projet ne veut pas dire qu’il avancera si ce n’est pas un temps de qualité. On peut se demander d’autres part quand s’arrête et quand commence le temps de travail pour les professions où les taches passent par l’élaboration non matérielle , par la résolution de situation car dans ce cas ci, taper le dossier n’est pas la tache principale mais seulement une tache à déléguer.
Enfin , il faut se créer des systèmes qui permettent d’éviter les gaspilleurs de temps (ex répondre a ses emails toutes les 3 mins, répondre à son téléphone constamment qui non seulement utilisent du temps mais surtout influence la qualité de celui à proximité).
Toutes ses recommandations semblent tout à fait logiques et de bon conseil, mais elles ne donnent aucune réponse à ces questions.
Lorsque certaines les taches ont été planifié et réalisé dans les délais impartis et donc dans certaines conditions temps qui forcement influent sur la qualité du travail, quelle est l’utilité d’un délai supplémentaire lorsque la date butoire a déjà été atteinte ? Quelles sont les conséquences sur le travail, lui-même ? Sur les attentes de la direction ?sur la gestion du temps futur ? Car dans ce cas-là, délai supplémentaire rime avec tache supplémentaire. Peut-on utiliser ces 30% d’imprévu ?
Source l’entreprise, le journal du net management.
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